2014 : année prévue de conversion du La Fayette sur Rafale.


Ce que pourrait être le La Fayette sur Rafale : (c) Aeroprofils
(c) Philippe Cappe
Lors de la présentation du projet de loi de finances initiale 2014 pour la mission « Défense », il avait été précisé que les « premiers Rafale biplaces destinés à remplacer les avions du second escadron de Mirage 2000N seront livrés en 2014″. En clair, l’Escadron de chasse 2/4 La Fayette, basé à Istres, va bientôt changer d’appareil.
Dans le même temps, au cours de l’exécution de l’actuelle Loi de Programmation Militaire (LPM), seulement 26 exemplaires du Rafale seront livrés aux forces aériennes françaises. Aussi, les marges de manoeuvre sont limitées pour l’armée de l’Air, qui a dû revoir ses plans.
Dans un entretien publié par le hors série n°37 de DSI, le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA) a donné quelques explications. « Nous avons, volontairement et comme pour l’A400M, réduit la cadence d’arrivée des Rafale, de manière à maintenir le financement d’autres capacités importantes », comme les drones ou encore le remplacement des avions ravitailleurs C-135FR, sans lesquels il n’y a pas de projection de forces possible, ni de composante aéroportée de la dissuasion.
« Aussi, poursuit le CEMAA, nous avons décalé la création du prochain escadron de Rafale qui devait remplacer l’escadron de Mirage F1-CR fraîchement retiré du service (ndlr, le 2/33 Savoie a été dissous) » et « c’est aussi pour cela que nous avons voulu moderniser le Mirage 2000D pour pouvoir tenir avec ces avions au moins jusqu’en 2025 (ndlr, ce qui veut dire qu’il pourrait être maintenus en service au-delà), et les remplacer par des Rafale modernisés ».
Comme annoncé dans le projet de loi de finances pour 2014, le général Mercier a confirmé que les Rafale livrés prochainement seront destinés au second escadron nucléaire des Forces aériennes stratégiques, le premier, le 1/91 Gascogne, étant déjà opérationnel sur cet appareil.
« Les premiers équipages commenceront leur transformation en 2015 pour une mise en service opérationnel en 2018″, a expliqué le général Mercier. Seulement, ce second escadron nucléaire ne devrait pas être implanté sur la base aérienne 125 d’Istres mais sur la BA 113 de Saint-Dizier. Et cela, comme l’a fait valoir le CEMAA, pour « faciliter l’entretien des compétences et rassembler nos avions biplaces ».
Quant à la perspective d’éventuelles coupes budgétaires supplémentaires, le général Mercier a été très franc. « Nous sommes arrivés à un niveau socle », a-t-il dit. En clair, l’armée de l’Air perdrait son « niveau d’autonomie et de réactivité » et il ne serait plus possible de rééditer ce qu’ont fait les aviateurs lors de l’opération Serval, au Mali. « Nous ne pourrions plus le faire et serions alors obligés d’avoir pour certaines capacités clés un abonnement à l’Otan ou auprès des Américains », a-t-il prévenu.
(*) DSI HS n°37 – « L’armée de l’Air au coeur des forces françaises », en vente chez tous les bons marchands de journaux ou via la boutique de la revue

En février, l’Égypte devenait le premier client étranger du Rafale, avec un contrat portant sur 24 exemplaires. Seulement, les livraisons de ces appareils doivent commencer au plus vite. Aussi, sur 7 avions destinés à l’armée de l’Air en 2015, 6 porteront finalement les couleurs des forces aériennes égyptiennes.
« Nous continuons à réceptionner le Rafale », a indiqué le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Cette année, nous n’en recevrons qu’un seul au lieu de sept, car six seront prélevés au profit de l’Égypte. Nous l’avons accepté, bien sûr, car il était nécessaire d’aider l’export », a-t-il ajouté.
Or, le CEMAA tient absolument à ce que ces 6 Rafale soient livrés à l’armée de l’Air d’ici 2019, c’est à dire à la fin de la période couverte par l’actuelle Loi de programmation militaire. Ce qui devrait être le cas, Dassault Aviation lui ayant assuré que 3 avions seront prêts en 2017, de même que trois autres l’année suivante.
Seulement, il reste à voir les détails de l’acquisition par New Delhi de 36 Rafale. « Nous manquons encore de visibilité en ce qui concerne le contrat passé avec l’Inde », a dit le général Mercier. « Ceci ne devrait pas entrer en conflit avec nos propres commandes, mais je reste vigilant sur ce sujet car deux années blanches étaient prévues en ce qui concerne les livraisons de Rafale à notre armée : 2016 et 2017. Elles étaient destinées à l’export. Les objectifs en la matière sont aujourd’hui atteints, grâce aux deux contrats conclus », a-t-il ajouté.
A priori, les Rafale destinés à l’Inde auront un standard qui leur sera propre. En clair, ils seront différents de ceux utilisés par l’armée de l’Air. Les Indiens « ont commandé quelques développements supplémentaires, qui nous serviront d’ailleurs aussi », a en effet confirmé le général Mercier. « Ces Rafale destinés à l’Inde devraient donc être construits sans les prélever sur ceux qui doivent nous être livrés. Il n’y a donc a priori aucune raison de le faire. Là aussi, une coordination étroite est nécessaire, notamment avec la DGA », a-t-il estimé.
Cependant, étant donné qu’il faudra former les pilotes des pays clients ces commandes, auxquels il faut ajouter celle passée par le Qatar, « auront un impact que l’escadron de transformation Rafale [ndlr, le 2/92 Aquitaine] devra absorber », a prévenu le CEMAA. « Cependant, la bonne disponibilité actuelle des Rafale nous permettra de le minimiser, tant pour les mécaniciens que pour les pilotes », a-t-il ajouté.
La raison pour laquelle le général Mercier tient tant à ce que ces 6 avions soient livrés avant 2019 a en partie trait à la montée en puissance du second escadron de Rafale à vocation nucléaire. Or, ce dernier doit être prêt impérativement en 2018 afin de remplacer les Mirage 2000N des Forces aériennes stratégiques (FAS).
« Sur les six Rafale biplaces prélevés au profit de l’Égypte, trois étaient destinés à cet escadron. Pour qu’il n’y ait pas d’impact sur la montée en puissance de l’escadron, il faut donc que trois Rafale nous soient livrés en 2017″, a expliqué le CEMAA.
« La montée en puissance de cet escadron, est particulièrement délicate à gérer, car les qualifications nucléaires des équipages et des mécaniciens se périment assez rapidement », a souligné le général Mercier. Aussi, a-t-il continué, « nous avons ajusté notre plan de formation – qui doit tenir compte du tuilage entre l’escadron de Mirage 2000N et le nouvel escadron de Rafale, ce qui est indispensable pour maintenir notre posture de dissuasion – et avons décalé les qualifications de certains de nos aviateurs ».
Enfin, ces commandes de Rafale ont un autre impact auquel on ne pense pas spontanément. En effet, le général Mercier a fait part de sa préoccupation au sujet de l’éventuelle « fuite » de spécialistes de l’armée de l’Air vers le privé. « Les pays auxquels nous vendons nos équipements souhaiteront sans doute embaucher des professionnels compétents en leur proposant des contrats attractifs », a-t-il avancé.
Aussi, le CEMAA a « demandé aux sociétés françaises, notamment à Dassault et à Défense Conseil International (DCI), de n’accepter aucune candidature » d’aviateurs sans passer par la direction des ressources humaines de l’armée de l’Air. Dans le même temps, il a invité ces derniers à s’adresser à la DRH « au cas où ils seraient tentés par un contrat de ce type, en leur précisant qu’ils ne seraient pas recrutés s’ils accomplissaient seuls les démarches ».
« Dans certaines spécialités, nous régulerons les départs, notamment si nous avons beaucoup investi dans la formation des intéressés. Dans d’autres cas, nous pourrons faire un effort ou donner une visibilité. Je veux réguler le flux autant que possible », a fait valoir le général Mercier.
Cette photo a été prise sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, le 26 août 2015. Vous êtes pour la plupart très calés sur nos traditions, mais nous évoluons, et il faut donc vous mettre à jour
« La cérémonie d’aujourd’hui a officialisé la recréation de la 4e escadre de chasse. Le retour du niveau escadre est un symbole fort et concret de la mise en œuvre du plan Unis pour « Faire Face ». […]
En ayant fait le choix d’affecter progressivement tous les Rafale biplaces, ici, à Saint-Dizier, nous avons fait un choix rationnel sur le plan du soutien technique. Ainsi, la montée en puissance du 2e escadron Rafale participant à la mission nucléaire, le 2/4 La Fayette, se fera ici, au sein de la 4e escadre. […]
Le premier Rafale aux couleurs du La Fayette que nous avons tous pu admirer sur le parking est le signe concret du début de cette transformation. » Général Antoine Creux, major général de l’armée de l’air.






Comme annoncé sur Defens'Aero, un défilé aérien franco-américain a eu lieu à Marnes-La-Coquette le 20 avril 2016 afin de célébrer le centenaire de l'Escadrille «La Fayette», créée lors de la Première Guerre Mondiale et composée d'aviateurs américains.
Guillaume Normand, photographe pour le blog, était sur place et a photographié les différents box mis en place pour cette cérémonie, qui permettait également d'inaugurer le mémorial qui venait d'être rénové.
Le premier box était composé de trois Mirage 2000N, dont un porteur de la livrée spéciale du centenaire, et d'un Rafale B de l'Escadron de Chasse 2/4 «La Fayette». Les 2000N sont voués à disparaître dans un futur relativement proche, afin de laisser place à un second escadron nucléaire sur Rafale B à l'horizon 2018. (Rédigé par Loïc et publié depuis Overblog)






Voilà que depuis le 29/08/2018 la base aérienne 113 accueille officiellement un nouvel escadron de chasse : le grand EC 2/4 "La Fayette". Cet escadron, connu pour son professionnalisme et ses origines américaines, contient en lui, et en tout objectivité, l'excellente, la grande, escadrille SPA 81 "Lévrier". Cette escadrille fut créée le 26 décembre 1916, à Villacoublay, sous l’appellation N81. En 1917 elle devient la SPA81. Son premier insigne sera un lévrier poursuivant un lapin portant une croix de fer. Il s’agit de l’insigne personnel du lieutenant Herbelin, associé d’un clin d’œil au commandant d’escadrille, le Capitaine Leps. Seul le lévrier restera par la suite et encore de nos jours. Entre avril et octobre 1918, la SPA 81 abattra 50 avions ennemis pour la perte d’un seul de ses pilotes. Cela leur vaudra deux citations à l’ordre de l’armée ainsi que la Croix de guerre. La SPA 81 termine la guerre avec 88 victoires homologuées, ses principaux pilotes étant CNE Adrien Leps (12 victoires), LTT Marcel Hugues (12 victoires), SLT André Herbelin (10 victoires), LTT Henri Perronneau (10 victoires), SLT Marcel Dhôme (9 victoires), SLT Pierre Cazenove de Pradines (7 victoires). Anciennement positionnée au 1/4 Dauphiné , l’escadrille rejoindra l'escadron de chasse 2/4 "La Fayette" sur la base aérienne 125 de Istres puis le 19 octobre 2017 sur la base aérienne 113 de Saint Dizier .
Signé : la cellule Feng Shui des Subordonnés Importants Sachant Aboyer. Commentez, partagez.
https://www.facebook.com/EC2.4LaFayette/

Le ministère des armées a annoncé qu'un Rafale B de l'escadron 2/4 "La Fayette" a décollé de la base de Saint Dizier le 4 février 2019 pour un exercice simulant une mission de dissuasion nucléaire.
L'appareil équipé d'un missile ASMPA sans charge nucléaire a réalisé une mission de 11 heures comprenant des vols en haute altitude, des ravitaillements en vol sur C-135 et A330 MRTT Phénix, des phases de pénétration à basse latitude dans des zones "hautement défendues" par des système sol air et des chasseurs adverses et des phases de suivi de terrain. A l'issue de cette mission l'équipage du Rafale a tiré son Missile ASMPA sur la zone d’essais du centre DGA Essais de missiles, à Biscarrosse, dans les Landes.
Toute l'année, les équipages et les techniciens des FAS s'entrainent à la mission de dissuasion nucléaire. Généralement, deux fois par an, un grand exercice de synthèse baptisé "Poker" est organisé avec une forte mobilisation des moyens de l'ensemble de l'armée de l'Air. Récemment, deux Rafale des FAS, un Phénix et deux C-135 ont participé à une mission très longue élongation depuis la Réunion ayant duré plus de 12 heures. Les tirs de missile sont plus rares mais sont organisés à intervalles réguliers pour démontrer la capacité des FAS.
RAFALE B 309 4-HB EC2/4 "La Fayette" N124 "Saint Dizier" janvier 2020. Photo paul SCHALLER

2/4 conf Air/Air

Le 9 décembre, un avion de combat Dassault Rafale a tiré le missile stratégique ASMPA "rénové", développé par MBDA. Ce tir lance l'entrée en phase de qualification.
MBDA ASMPA tiré depuis un Dassault Rafale
Lancé pendant l'été 2014, le stade d'élaboration du programme de rénovation de l'ASMPA, missile stratégique développé par MBDA, est entré dans une phase très concrète ce 9 décembre 2020 avec un premier tir depuis un avion de combat Dassault Rafale dans le cadre d'un programme sous maîtrise d'oeuvre de la DGA. Le Rafale a décollé de la base aérienne 120 de Cazaux et "tout au long de sa phase de vol, le missile de MBDA a été suivi par les moyens de DGA Essais de missiles à Biscarosse, Hourtin et Quimper, avec la participation de DGA Essais en vol", indique le ministère des Armées. Ce premier tir lance l'entrée en phase de qualification du missile ASMPA rénové, "pré requis avant sa mise en service dans les Forces aériennes stratégiques (FAS) de l’Armée de l’Air et de l’Espace et dans la Force aéronavale nucléaire (FANU) de la Marine nationale".
En attendant le successeur : l'ASN4G
Cette rénovation à mi-vie du missile nucléaire, qui équipe déjà les composantes aériennes des forces stratégiques, sera suivie d'une autre étape : celle de 2035, avec l'arrivée du nouveau missile air-sol nucléaire de 4e génération (ASN4G), qui doit bénéficier d'une rupture technologique dans le domaine de l'hypervélocité (très haute vitesse et très grande manoeuvrabilité). Ce saut technologique sera assuré par la parfaite maîtrise, par la France, de la technologie du statoréacteur depuis 1987. L'ASN4G sera toujours emporté par un chasseur de type Rafale mais aussi son successeur, le NGF qui sera développé dans le cadre du programme SCAF.














Rafale B351 "Tête de Sioux"
2 réservoirs de 2000 litres
2 Mica IR en bout d’aile.
2 Mica EM sur les pylones sous voilure.







Rafale B n°351 (4-FR) - EC 2/4 La Fayette (N 124 - SPA 167 - SPA 81 - SPA 96) - Saint-Dizier - 18 avril 2018
Avec le retrait des Mirage 2000 N (officiellement le 26/04/2018), l'EC 2/4 La Fayette est en cours de constitution au sein de 4ème escadre de chasse de Saint-Dizier.
Rafale B n°307 (4-IA) - EC 5/4 (transitoire) (N 124 - SPA 167 - SPA 81 - SPA 96) - Saint-Dizier - 24 juillet 2018
Notez à présent la "Tête de Sioux" de l'escadrille N 124 en "basse visibilité" (zoom sur l'insigne).







Rafale B 4-FX/357 du 2/4 La Fayette N124 Sioux en exposition statique avec armement. Photo perso du 25 juin 2022 sur la BA113 de St-Dizier.






Photo Patrick Loiseau . " Le petit en bas à gauche vient juste de naître à la maternité de l'Esta 15/004" photo perso du 25 juin 2022, BA113, St-Dizier.

15 août 2022 : (c) Photos Vincent Barriat
Rafale B (4-FQ) remplaçant du Rafale C (4-GO) RSD qui fit la démo de Toulon le 15 aout 2022













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